Les 5 conseils pour éviter de se laisser embarquer par nos émotions selon sa constitution ayurvédique
- Chantal Delanoe
- 5 mars 2024
- 7 min de lecture
Lorsque nous vivons des expériences désagréables, il est assez difficile de ne pas réagir et souvent de manière intense dans nos mots et nos actes. En effet, qu'on soit excité-e, enthousiaste, en colère, apeuré-e, dégoûté-e, triste ou amoureux, nous réagissons de manière assez impulsive losque ces émotions nous submergent.
Alors comment faire pour éviter ses débordements et essayer de rester serein-e dans ces moments-là ?
Voici 5 conseils pour éviter de se laisser déborder par nos émotions.
Avant de commencer, définissons ce qu'est une émotion.
Une émotion est de l'énergie en mouvement. Elle survient face à une situation ou des pensées nous faisant revivre une expérience passée. Elle va s'exprimer à travers des sensations dans le corps afin de nous avertir si nous courons un danger ou au contraire si tout va bien. Notre corps va alors se contracter ou se détendre. Des hormones vont être libérées et envahir notre organisme via le sang afin de réagir face à la situation que nous rencontrons. L'expression de nos émotions seraient comme les signaux sur le tableau de bord de notre voiture. Ils nous donnent une indication de ce que nous devons faire pour prendre soin de nous quand ça arrive et éviter les débordements.
Afin d'illustrer ces propos, je vous invite à observer où se situent les principales émotions dans notre corps et la température de l'énergie. Afin de les décrypter et de mieux comprendre ce qu'elles nous indiquent, voici le lien vers le site Effets papillon d'où est tiré l'image ci-dessous.

Comme vous pouvez le constater, l'émotion qui génére une énergie globale est la joie.
Je pense que vous voyez où je veux en venir...
La joie devrait être un moteur pour nous guider vers la sérénité et la confiance.
Selon l'Ayurvéda, si les 3 doshas, nous guident physiquement, ce sont les 3 gunas qui gouvernent notre mental et notre état émotionnel.
La Création entière est conditionnée par les gunas. En sanskrit « gunas» veut dire corde. Donc ce sont des qualités qui nous attachent au monde matériel comme les ficelles des marionnettes. Nos actions, pensées et modes de vie en général déterminent l’influence de telle ou telle corde. (source : https://yoga-et-vedas.com/3-trois-gunas-qualites/)
Sattva est la conscience, la clarté, la lumière. On peut l'associer à la joie, l'amour et la confiance sereine.
Rajas est l'agitation, l'intensité, la puissance. On peut l'associer à la colère, l'excitation, l'enthousiasme, l'éparpillement, à la fuite ou à l'attaque.
Tamas est l'inertie, la lenteur, la lourdeur. On peut l'associer à la tristesse et au dégoût, à la sidération et la stupeur.
Quand on l'associe à notre constitution, ça devient ceci :
Une personne de type Vata ou avec un Vata excessif est plus sensible à l'influence émotionnelle. Il partira plus rapidement dans rajas. Soumis à la peur, ça peut donner une personne qui part dans tous les sens, n'arrive pas à se poser, qui tremble beaucoup, allant même jusqu'à uriner beaucoup plus. Soumis à la colère, la personne va beaucoup parler, essayer de se justifier et s'affoler. Soumise au dégoût, elle partira très vite. Soumise à la tristesse, elle alternera replis sur soi et crises de larmes en passant par des épisodes de prise de décisions soudaines. Soumise à l'Amour, c'est l'enthousiasme qui va primer et le débordement de parôles valorisantes et d'attentions.
Pour une personne de type Pitta ou en excès de Pitta, l'accent se mettre sur l'intensité. Pitta étant chaud bouillant, on retrouvera cette vivacité et cette chaleur dans ses émotions. En Amour, elle rayonnera et réchauffera tout autour d'elle. Soumise à la colère, gare à l'entourage car, à l'image du volcan en erruption, elle brûlera tout sur son passage. C'est donc rajas qui primera de manière intense et vif. Soumis à la peur, elle sera en mode défensive près à bondir au moindre faux-pas. Soumise au dégoût, vous la verrez bondir et tout rejeter à la figure de l'autre.
Pour une personne de type Kapha ou en excès de Kapha, c'est plutôt Tamas qui va primer. En Amour, elle aimera prendre son temps pour profiter de l'être aimé. elle aura des gestes attentionnés, des mots doux et rendra services avec plaisir. Soumise à la peur, elle rentra dans sa coquille et errigera des protections autour d'elle. Soumise à la colère, elle la gardera en elle et si elle l'exprime ce sera plutôt en posant ses limites de manière claire et puissante. L'entourage comprendra rapidement qu'il vaudra mieux éviter de la titiller. Soumise au dégoût, elle sera nauséeuse et évitera de parler.
Evidemment, chacun est différent et selon sa constitution et selon là où elle en est au moment de la situation génératrice d'émotions. ceci n'est qu'un condensé de ce que j'ai pu constaté autour de moi et en moi. J'en avais déjà parlé dans cet article d'ailleurs.
Alors, maintenant, comment faire pour éviter les débordements émotionnels ?
En fait, si on observe bien ce qu'il se passe quand nos émotions débordent, c'est bien souvent plus relié à l'intensité vécue sur le moment que l'objet ou la situation qui les déclenche. Aussi selon que nous soyons Vata, Pitta ou Kapha, il y aura plus ou moins de facilité à y parvenir.
Si pour les personnes Vata de part le mouvement instable de leur dosha prédominent, elles pourront rapidement se calmer mais reprendre tout aussi rapidement, pour une personne Pitta, ce sera assez difficile de lâcher prise tant qu'elles n'auront pas mis de sens sur ce qu'elles ont vécu. L'intensité chez elles est prédominante autant que la cohérence. Pour les personnes de type Kapha, il leur faudra du temps autant pour s'apaiser que pour
Poser une distance par rapport à la situation ou l'objet déclencheur de l'émotion
Les émotions sont des signaux déclenchées par notre cerveau reptilien qui nous prévient que quelque chose est en train de se produire. La peur nous signal un danger, la colère que nos limites ont été dépassées ou nos besoins insatisfaits, la joie que nos besoins ont été satisfaits, la tristesse que ce qui nous arrivent n'est pas conforme à nos attentes et le dégoût qui nous fait distinguer ce qui est sain ou toxique pour nous.
En s'éloignant de ce qui déclenche notre émotion, nous pourront l'apaiser plus facilement.
2. Identifier et valider notre ressenti
Une fois dans un endroit sécurisé et apaisé, il sera plus simple d'identifier ce qu'il se passe en nous et de valider notre ressenti. Etablissez par écrit ou enregistrez-les sur votre smartphone pour les écrire par la suite dans un carnet dédié à çà. Le fait de les nommer vous permettra de mieux identifier les éléments déclencheurs et de les éviter par la suite tant que possible. Les écrire permettra de faire de la place dans votre cerveau et de moins ruminer et cogiter sur ce qu'il vous est arrivé. Reconnaître vos émotions et ressentis, c'est les valider, confirmer que ce qui vous avez ressenti est valable et donc indéniable. Personne ne peut vous dire le contraire.
3. Respirez profondément
Prenez un temps pour vous détendre, respirer profondément et lentement jusqu'à ce que vous vous sentiez complétement appaisé. Là encore, si pour les Vata c'est assez rapide, ça l'est moins pour les Pitta et se fait plus lentement pour les Kapha. Il a été démontré que respirer profondément 3 fois de suite permettait de réguler le taux d'acidité dans notre corps, de calmer la production de cortisol et d'adrénaline tout en apportant de l'endorphine et de la dopamine. Si vous souhaitez expérimentez des exercices de respiration issus du pranayama, je vous invite à participer à l'atelier retrouver son souffle en cliquant sur le bouton ci-dessous qui se déroule sur 4 jours. Vous y apprendrez différentes techniques à refaire chez vous quotidiennement et découvrez le pouvoir de votre respiration sur votre organisme et votre état mental et émotionnel.
4. Accepter
La vie est faite d'expériences, que l'expérience est neutre de nature. C'est comment nous allons la percevoir à travers nos propres filtres, nos schémas et notre programmation interne qui va la rendre agréable ou non. Nous allons donc forcément passer des moments agréables et d'autres non ou moins. Accepter de les vivre semble logique. Vous allez me dire que c'est plus facile à dire qu'à faire. Ce à quoi je vous répond oui surtout si on résiste car c'est la résistance à ce qui est qui génère de la souffrance car ce à quoi on résiste, persiste. L'acceptation de ce que nous expérimentons et de nos émotions permet de nous délivrer de ce que nous percevons mentalement comme dangereux. Nous souffrons parce que, mentalement, nous nous racontons beaucoup d'histoires toutes les plus dramatiques et rocambolesques les unes que les autres. Nous sommes d'ailleurs très créatifs pour çà. L'idée est donc d'accepter ce fonctionnement pour pouvoir en rire par la suite car, la plupart du temps, il n'y a rien de réel qui se produit puisque tout se passe dans notre imaginaire.
5. Faire une activité physique quotidienne et méditer
Bouger son corps quotidiennement est vraiment essentielle. Aujourd'hui, force est de constater que notre mode de vie est très sédentaire. Or, notre corps a besoin de mouvement pour rester en bonne santé et conserver une bonne énergie. L'activité physique doit être en adéquation avec nos capacités et maintenue quotidiennement de manière régulière pour rester en pleine forme. Se détendre et méditer après une activité physique permet d'apprécier les effets de l'activité dans notre corps et de les maintenir avec une respiration consciente. Ainsi, vous pourrez rester dans le moment présent et mettre votre mental au repos le temps de la méditation.
Si vous suivez ces 5 conseils, il est évident que vous arriverez petit à petit à mieux comprendre votre fonctionnement et à répondre plus posément. Bien sûr, cela demande de la pratique à chaque occasion pour que ça devienne plus facile et automatique. Observez-vous, rectifiez au besoin et recommencez. C'est la récurrence et la régularité qui vous aidera à trouver votre équilibre et votre joie de vivre.
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